Les emblèmes dans TFT : l’objet qui donne un trait
Mis à jour le · L’équipe OS FIGHT TACTICS
Une spatule tombe au carrousel, on la ramasse parce qu’elle a l’air rare, et elle finit la partie sur le banc sans avoir servi. C’est dommage, parce que c’est le seul composant capable de changer la nature du plateau au lieu de sa puissance. L’objet qu’il fabrique, l’emblème, ne fait qu’une chose, mais aucun autre objet de Teamfight Tactics ne sait la faire : il donne un trait à l’unité qui le porte.
Un emblème ajoute un trait, et rien d’autre
Il faut commencer par là, parce que la moitié des erreurs viennent d’une attente mal placée. Un emblème n’est pas un objet de dégâts déguisé. Ce qu’il change se lit dans le panneau des traits, à gauche de l’écran : l’unité qui le porte entre dans une famille à laquelle elle n’appartient pas, et le compteur de ce trait avance d’un cran. Tant que ce cran ne franchit pas un palier, rien ne bouge sur le plateau.
- L’unité gagne le trait tant qu’elle porte l’emblème, et compte dans le décompte comme n’importe quelle unité de la famille.
- Le gain réel n’arrive qu’au palier. Passer de trois à quatre unités d’un trait dont le seuil est à quatre transforme la partie ; passer de quatre à cinq quand le seuil suivant est à six ne donne rien.
- Une unité ne compte qu’une fois dans un trait. Poser un emblème sur une unité qui possède déjà ce trait n’ajoute donc rien au décompte.
- L’emblème occupe un des trois emplacements d’objet du porteur : c’est là que se paie vraiment son effet. La lecture des composants est dans notre article sur les objets, composants et recettes.
D’où sortent les emblèmes
Un emblème ne s’achète pas en boutique. Il arrive par des chemins qui se présentent d’eux-mêmes, et savoir les reconnaître évite de bâtir un plan sur un objet qui ne viendra jamais.
- La spatule, le composant qui fabrique les emblèmes. Associée à un autre composant, elle donne l’emblème d’un trait précis, et ce trait se choisit au moment de la fusion.
- Le carrousel, où une spatule se repère de loin et vaut souvent qu’on renonce à un composant de dégâts. Le geste et son timing sont détaillés dans notre article sur le carrousel.
- Les manches contre les monstres, qui lâchent des composants et parfois la spatule elle-même.
- Les augments, dont certains donnent directement une spatule ou un emblème au moment du choix. Notre méthode pour choisir un augment explique quand un augment de ce type vaut mieux qu’un augment de puissance.
- Les mécaniques propres au set en cours, qui ajoutent presque toujours leur propre façon de distribuer des emblèmes.
Pourquoi un emblème réécrit une partie en cours
C’est l’effet qui justifie tout le reste. Une composition se construit normalement en trouvant les unités d’une famille dans la boutique, les unes après les autres, en payant le prix de chacune. Un emblème court-circuite cette recherche : il fabrique l’unité manquante à partir d’une unité déjà posée.
- 1Le palier tombe sans l’unité qui manque. C’est la seule façon de franchir un seuil quand la boutique refuse de donner la dernière pièce.
- 2La composition pivote sans être reconstruite. Le plateau garde ses unités et ses objets, et change de famille par une seule pose.
- 3Le trait contesté se desserre. Quand trois joueurs se disputent les mêmes unités, un emblème permet d’occuper la famille avec une unité que personne ne cherche.
- 4Deux familles tiennent ensemble. L’emblème est ce qui rend possible une composition hybride que le nombre d’emplacements interdirait autrement, sujet traité de bout en bout dans notre article sur les compositions du Set 18.
Les quatre pièges du cumul
Un emblème mal posé n’est pas neutre : il coûte un emplacement d’objet et un composant rare, pour un compteur qui ne bouge pas. Quatre erreurs reviennent en boucle.
- Le doublon sur le même porteur. Une unité ne compte qu’une fois dans un trait : deux emblèmes du même trait sur la même unité donnent le même décompte qu’un seul. Sur deux unités différentes, en revanche, ils avancent le compteur de deux.
- Le palier hors de portée. Un emblème qui mène à cinq unités d’un trait dont les seuils sont à deux, quatre et six ne rapporte rien tant que la sixième n’est pas là.
- L’unité de passage. Un objet posé ne se retire pas d’un clic : il faut vendre l’unité pour récupérer l’emblème. Il va donc sur une unité qui finira la partie, et de préférence sur une case qu’on ne déplacera pas dix fois, cf. notre article sur le positionnement.
- La pose trop tardive. Un emblème obtenu au dernier tour ne réécrit plus rien : c’est en milieu de partie, quand la composition est encore souple, qu’il vaut le plus cher.
Choisir le trait au moment de la fusion
La fusion est le seul moment où l’on décide, et elle est définitive. Une routine en quatre temps suffit à ne pas se tromper.
- 1Lire le panneau des traits avant de fusionner et repérer les familles qui sont à une unité d’un palier : c’est là que l’emblème rapporte le plus.
- 2Regarder ce que les autres plateaux jouent déjà. Un trait très contesté est celui où l’emblème vaut le plus cher, puisqu’il remplace une unité introuvable. La façon de lire les autres plateaux est dans notre article sur le scouting.
- 3Choisir le porteur avant de cliquer : une unité qu’on garde, assez solide pour rester en place, et dont les deux autres emplacements resteront utiles.
- 4Vérifier le compteur après la pose. S’il n’a pas bougé, l’unité possédait déjà le trait et l’emplacement est perdu.
Tous les traits n’ont pas d’emblème
Dernier point, découvert en général au mauvais moment : la liste des emblèmes disponibles ne couvre pas la totalité des traits d’un set. Les familles réservées à une seule unité, et celles qui portent une mécanique particulière, n’en ont le plus souvent pas. Avant de garder une spatule dix manches pour un trait précis, il vaut mieux vérifier que cet emblème existe, sans quoi la spatule finit en composant ordinaire.
Depuis le patch 18.1, ce panneau des traits ne se lit plus sur macOS
Un rappel qui décide de l’écran sur lequel se joue tout ce qui précède. Depuis le patch 18.1, celui qui ouvre le Set 18 en faisant passer Teamfight Tactics du moteur maison de Riot à Unreal Engine, macOS n’est plus pris en charge : ni support, ni correctifs. Riot présente ce retrait comme temporaire et dit travailler à prendre en charge le système dans une future mise à jour, sans avoir annoncé de date. Le même patch a écarté les appareils Android et iOS anciens les moins dotés en mémoire. Aucun compte n’a été touché au passage : progression, classement, collection et achats restent attachés au compte Riot. Le détail est dans notre article sur le retrait de macOS.
Android, lui, reste pris en charge, et c’est ce client officiel qui fait tourner le jeu sur un Mac Apple Silicon, à l’intérieur d’OSFT Launcher. Pour un sujet comme les emblèmes, la taille de l’écran compte plus qu’ailleurs : le panneau des traits, les trois emplacements d’une unité et la fenêtre de fusion se lisent d’un seul coup d’œil sur un écran de portable, là où six pouces obligent à zoomer entre deux manches. La marche à suivre côté machine est dans notre guide d’installation.
À retenir
- Un emblème ajoute un trait à l’unité qui le porte, et ne fait rien d’autre.
- Le gain arrive au palier, pas à l’unité près : un cran qui ne franchit aucun seuil ne rapporte rien.
- Une unité ne compte qu’une fois dans un trait : deux emblèmes identiques se posent sur deux unités différentes.
- L’emblème occupe un des trois emplacements d’objet du porteur et ne se récupère qu’en vendant l’unité.
- Le trait se choisit à la fusion, en lisant le panneau des traits et les plateaux adverses.
À quoi sert un emblème dans TFT ?
Un emblème donne un trait à l’unité qui le porte. C’est la seule chose qu’il fait, et aucun autre objet ne sait la faire : l’unité entre dans une famille à laquelle elle n’appartient pas et le compteur de ce trait avance d’un cran dans le panneau de gauche. L’effet ne se voit que si ce cran franchit un palier, par exemple en faisant passer une famille de trois à quatre unités quand son seuil est à quatre. Un emblème qui mène à un décompte intermédiaire, entre deux paliers, ne change rien à la puissance du plateau.
Comment obtenir un emblème ?
Par la spatule, le composant qui sert à les fabriquer : associée à un autre composant, elle donne l’emblème d’un trait précis, choisi au moment de la fusion. La spatule elle-même arrive au carrousel, où elle se repère de loin, ou dans le butin des manches contre les monstres. Certains augments donnent aussi directement une spatule ou un emblème au moment du choix, et chaque set ajoute en général ses propres mécaniques d’attribution. Un emblème ne s’achète jamais en boutique.
Peut-on mettre deux emblèmes du même trait sur la même unité ?
Ça n’apporte rien. Une unité ne compte qu’une fois dans un trait donné, donc deux emblèmes de la même famille sur le même porteur donnent exactement le même décompte qu’un seul, tout en consommant deux des trois emplacements d’objet. Sur deux unités différentes, en revanche, deux emblèmes du même trait font bien avancer le compteur de deux crans. La même logique vaut pour un emblème posé sur une unité qui possède déjà le trait : l’emplacement est perdu.
Sur quelle unité faut-il poser un emblème ?
Sur une unité qui finira la partie sur le plateau, jamais sur un bouche-trou de milieu de partie. La raison est mécanique : un objet posé ne se retire pas d’un clic, il faut vendre l’unité pour le récupérer, et cette vente coûte souvent plus que ce qu’elle rapporte. Le porteur idéal est une unité qu’on garde, assez résistante pour ne pas tomber en premier, et dont les deux emplacements restants serviront encore, puisque l’emblème en consomme un sur trois.
Tous les traits ont-ils un emblème ?
Non, et c’est une source de déception classique. La liste des emblèmes d’un set ne couvre pas tous ses traits : les familles réservées à une seule unité et celles qui portent une mécanique particulière n’ont le plus souvent pas d’emblème correspondant. Avant de conserver une spatule pendant dix manches en visant un trait précis, il vaut donc mieux vérifier que l’emblème existe dans le set en cours, sinon la spatule finira en composant ordinaire d’un objet quelconque.
TFT fonctionne-t-il encore sur macOS pour jouer ses emblèmes sur grand écran ?
Plus officiellement. Le patch 18.1, qui a ouvert le Set 18 en faisant passer Teamfight Tactics du moteur maison de Riot à Unreal Engine, s’est accompagné du retrait de la prise en charge de macOS : ni support, ni correctifs. Riot présente ce retrait comme temporaire et dit travailler à prendre en charge le système dans une future mise à jour, sans avoir annoncé de date. Le même patch a écarté les appareils Android et iOS anciens les moins dotés en mémoire, et aucun compte n’a été réinitialisé : progression, classement, collection et achats restent liés au compte Riot. Android reste pris en charge, et c’est par ce client officiel que le jeu tourne aujourd’hui sur un Mac Apple Silicon, panneau des traits lisible d’un coup d’œil.