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Compositions et traits du Set 18 : par où commencer

Mis à jour le · L’équipe OS FIGHT TACTICS

Un nouveau set, c’est une bibliothèque entière à réapprendre : de nouvelles unités, de nouveaux traits, une mécanique inédite, et cette sensation très particulière de ne plus savoir quoi acheter au premier tour. Le Set 18, ouvert par le patch 18.1 (celui-là même qui fait passer Teamfight Tactics sous Unreal Engine et qui retire la prise en charge de macOS), ne fait pas exception. La bonne nouvelle, c’est qu’on n’apprend pas un set en mémorisant des listes d’unités : on l’apprend en sachant lire ce que le client affiche déjà. Voici la méthode, valable le premier soir comme trois mois plus tard.

Ce qu’un nouveau set change, et ce qui ne bouge pas

  • Les unités changent presque toutes : noms, coûts, sorts, portées, rôle sur le plateau.
  • Les traits changent aussi : leurs paliers d’activation et surtout ce qu’ils donnent une fois activés.
  • La mécanique de set change : c’est la règle propre au set, celle qui donne sa forme aux parties.
  • Ce qui ne bouge pas : l’économie et ses intérêts, les paliers de niveau, les carrousels, les composants d’objets, le principe du positionnement.
  • Ce qui ne bouge pas non plus : votre compte, votre classement et votre collection, conservés d’un set au suivant.

Autrement dit, le socle du jeu reste identique. Si les intérêts, les paliers de niveau ou les objets ne vous parlent pas encore, commencez par notre guide pour débuter à Teamfight Tactics : ce sont les règles qui survivront à tous les sets, et elles pèsent bien plus lourd dans un classement que la connaissance de la composition à la mode cette semaine.

Lire le panneau des traits avant de chercher une liste

Le jeu vous donne déjà tout ce qu’il faut. Avant votre première partie du set, ouvrez le panneau des traits dans le client et lisez-le comme une carte plutôt que comme un catalogue. Cinq passages suffisent.

  1. 1Repérez les traits à petits paliers (deux ou trois unités) : ce sont eux qui s’activent tôt et qui tiennent les premiers tours.
  2. 2Repérez les traits à gros paliers (six unités et plus) : ce sont des objectifs de fin de partie, pas des plans de départ.
  3. 3Notez pour chaque trait s’il protège (résistances, soins, boucliers) ou s’il tue (dégâts, vitesse d’attaque) : une composition a besoin des deux.
  4. 4Cherchez les unités qui portent deux traits utiles à la fois : elles forment la colonne vertébrale de la plupart des compositions.
  5. 5Regardez le coût des unités clés d’un trait : un trait dont la meilleure unité coûte quatre ou cinq pièces ne se joue pas au même niveau qu’un trait bâti sur des unités à une ou deux pièces.

Cette lecture prend dix minutes et remplace des heures de vidéos. Elle donne surtout ce qu’une liste toute faite ne donnera jamais : de quoi improviser le jour où la boutique refuse de coopérer.

Les trois familles de compositions, présentes dans tous les sets

Les noms changent à chaque set, les familles non. Toutes les compositions du Set 18 rentrent dans l’une de ces trois cases, et savoir laquelle vous jouez vaut mieux que connaître trente listes.

Le reroll bas coût

On reste volontairement à un niveau bas, on garde son or juste au-dessus du palier d’intérêts, puis on dépense tout d’un coup pour transformer des unités à une, deux ou trois pièces en unités trois étoiles. La composition devient solide très tôt et gagne des tours pendant que les autres construisent. Son défaut est connu : elle plafonne. Si les trois étoiles n’arrivent pas assez vite, la fin de partie est douloureuse.

La composition standard, autour du niveau 8

C’est le plan par défaut, celui qui pardonne le plus d’erreurs : on monte de niveau régulièrement, on se stabilise autour du niveau 8, et on assemble des unités à quatre pièces autour d’un porteur d’objets. Elle demande peu de paris, s’adapte à ce que la boutique propose, et reste le meilleur choix quand on découvre un set. En début de Set 18, c’est la famille à jouer par défaut.

Le fast 9 et les unités légendaires

On sacrifie les tours du milieu de partie pour atteindre le niveau 9 le plus tôt possible et poser des unités à cinq pièces. C’est le plan le plus gourmand en or et le plus risqué : il suppose une vraie avance économique ou une barre de santé confortable. Tenté sans l’une des deux, il finit en septième place. Les premiers jours d’un set, c’est rarement le bon réflexe.

Choisir sa composition sur ce que la partie vous donne

L’erreur la plus répandue en début de set consiste à décider de sa composition avant la première boutique, puis à s’y accrocher quoi qu’il arrive. Or les composants ramassés au premier carrousel, les unités que la boutique propose vraiment et celles que les sept autres joueurs laissent passer arrivent tous après ce choix, et ils comptent bien davantage que le plan de départ.

La méthode qui tient sur la durée part des objets. Trois composants défensifs poussent vers un porteur résistant qui encaisse ; trois composants offensifs poussent vers un porteur de dégâts. Ensuite seulement on regarde quel trait du set correspond à ce porteur, puis quelles unités on trouve réellement dans la boutique. L’engagement définitif se prend vers le milieu de la partie, pas au premier tour.

Un joueur souple qui termine quatrième toutes les parties monte plus vite qu’un joueur qui force sa composition préférée et alterne les premières et les huitièmes places.

Une méthode en cinq étapes pour les premiers jours du set

  1. 1Jouez deux ou trois parties sans objectif de classement, uniquement pour voir les nouvelles unités en combat.
  2. 2Choisissez deux familles de compositions (par exemple un reroll et un plan niveau 8) et tenez-vous-y quelques parties.
  3. 3Après chaque défaite, posez-vous une seule question : ai-je perdu sur l’économie, sur les objets ou sur le positionnement ?
  4. 4Ne changez qu’une chose à la partie suivante. Deux changements à la fois n’apprennent rien.
  5. 5Attendez une semaine avant de juger un trait faible : les premiers jours récompensent surtout ceux qui connaissent déjà bien le jeu.

Les équilibrages des premières semaines déplacent le curseur souvent : ce qui domine un lundi peut être corrigé le mercredi suivant. Autant s’attacher à la méthode plutôt qu’à une liste. Pour le contenu de cette ouverture de set et ce qu’elle change côté plateformes, notre article sur le patch 18.1 fait le tour de la question.

Les erreurs classiques en début de set

  • Copier une composition sans regarder si ses unités clés sont déjà prises par trois joueurs de la table.
  • Forcer un trait à gros palier alors que la partie ne donne ni l’or ni les unités pour l’atteindre.
  • Descendre sous le palier d’intérêts pour un reroll qui n’avait rien d’urgent.
  • Garder un banc plein d’unités qu’on ne jouera pas, au lieu de les vendre pour monter de niveau.
  • Poser la même formation huit tours de suite : les adversaires changent, le positionnement doit changer aussi.

Sur Mac, le Set 18 se joue par la version Android

Un point à connaître avant de se lancer dans le nouveau set : le patch 18.1, celui-là même qui l’ouvre, retire la prise en charge de macOS. Depuis le passage sous Unreal Engine, Teamfight Tactics n’est plus ni supporté ni corrigé sur ce système. Riot présente ce retrait comme temporaire et dit travailler à prendre en charge macOS dans une future mise à jour, sans avoir annoncé de date. Aucun compte n’est touché au passage : progression, classement, collection et achats restent liés au compte Riot.

La version Android du jeu, elle, continue d’être développée et mise à jour normalement, avec le même Set 18, les mêmes traits et le même classement. C’est elle qui tourne dans OSFT Launcher sur les Mac Apple Silicon, en plein écran et au clavier. Le détail compte quand on apprend un set : régler ses touches de reroll et d’achat d’expérience change le nombre d’essais qu’on peut faire dans une phase de préparation, et le guide des contrôles clavier sur Mac explique comment s’y prendre.

Questions fréquentes

Faut-il connaître toutes les unités du Set 18 pour bien jouer ?

Non, et personne ne les connaît le premier soir. Ce qui compte est de savoir lire trois choses dans le panneau des traits : à combien d’unités chaque trait s’active, s’il protège ou s’il inflige des dégâts, et ce que coûtent ses unités clés. Avec ces trois informations, on construit une composition cohérente même sans avoir mémorisé un seul sort.

Combien de temps faut-il pour maîtriser un nouveau set ?

Comptez une dizaine de parties pour être à l’aise avec les traits et les unités clés, et deux à trois semaines pour retrouver son niveau habituel en classée. Les équilibrages des premières semaines redistribuent les cartes plusieurs fois, donc une composition apprise le premier jour peut devenir moyenne le mois suivant : c’est la méthode de lecture qui dure, pas la liste.

Vaut-il mieux forcer une composition ou jouer souple ?

Jouer souple, dans la très grande majorité des cas. Forcer une composition ne fonctionne que si la partie vous donne tôt les objets et les unités qu’elle réclame, ce qui n’arrive pas toutes les parties. Partir de ses composants d’objets, choisir un porteur en fonction, puis s’engager au milieu de la partie donne des résultats beaucoup plus réguliers, et c’est la régularité qui fait monter un classement.

Peut-on jouer le Set 18 directement sur macOS ?

Pas nativement. Le patch 18.1 qui ouvre le Set 18 a retiré la prise en charge de macOS en même temps qu’il faisait basculer Teamfight Tactics sous Unreal Engine : le jeu n’est plus ni supporté ni corrigé sur ce système. Riot décrit ce retrait comme temporaire et dit travailler à prendre en charge macOS dans une future mise à jour, sans date annoncée. Android reste pris en charge, et c’est cette version qui permet de jouer le set sur un Mac Apple Silicon, sans rien changer au compte.

Les compositions sont-elles les mêmes sur mobile, PC et Mac ?

Oui. Les unités, les traits, la mécanique de set et l’équilibrage sont identiques sur toutes les plateformes, puisqu’il s’agit du même jeu et des mêmes files. Ce qui change d’un support à l’autre, c’est le confort : la vitesse à laquelle vous enchaînez achats et repositionnements dans une phase de préparation, pas la puissance des compositions elles-mêmes.

En résumé

Apprendre le Set 18 ne demande pas de mémoriser des listes : lire le panneau des traits, reconnaître laquelle des trois familles de compositions on est en train de jouer, et partir de ses objets plutôt que d’un plan décidé d’avance suffit à finir régulièrement dans la moitié haute. Le reste vient avec les parties. Et sur un Mac, où le set se joue désormais par la version Android depuis que macOS n’est plus pris en charge, un clavier bien réglé rend simplement plus d’essais par phase de préparation.