Jouer à TFT à la souris ou au trackpad sur Mac
Mis à jour le · L’équipe OS FIGHT TACTICS
TFT a été dessiné autour d’un pouce. On tapote une carte pour l’acheter, on glisse une unité du banc vers le plateau, on maintient pour ouvrir sa fiche. Sur un Mac, ce même jeu se retrouve piloté par un pointeur, et la traduction n’est pas neutre : un geste y gagne beaucoup, un seul devient franchement pénible, et deux réglages du système décident du reste. Une précision avant d’entrer dedans, parce qu’elle explique pourquoi la question se pose : depuis le patch 18.1, macOS n’est plus pris en charge par TFT, et c’est la version Android du jeu qui tourne désormais sur les Mac Apple Silicon, exécutée par OSFT Launcher. Si ce n’est pas encore en place, notre tutoriel d’installation s’en occupe.
Un clic vaut un appui, et le survol est un bonus
La règle de traduction est simple et vaut pour tous les périphériques : le pointeur reproduit ce que le doigt faisait, un geste pour un geste. Rien n’est automatisé, rien n’est enchaîné, et c’est précisément ce qui rend l’ensemble lisible.
- Un clic vaut un appui : acheter une carte, valider un augment, choisir une option de carrousel.
- Un clic maintenu vaut un appui long, celui qui ouvre la fiche détaillée d’une unité ou d’un objet.
- Un glisser reste un glisser : sortir une unité du banc, la poser sur un hexagone, lâcher un composant dessus. En plus précis qu’au doigt, parce qu’un curseur ne recouvre pas la case qu’il vise.
- Le survol, lui, n’a aucun équivalent tactile. C’est le seul geste que le pointeur ajoute au jeu, et il ne coûte rien.
Ce dernier point est le vrai gain, et il est sous-estimé. Sur un téléphone, vérifier ce que donne une paire de composants demande un appui long qui recouvre la moitié de l’écran ; au pointeur, un survol suffit et le plateau reste visible pendant qu’on compare. Les recettes d’objets se lisent donc en cours de préparation au lieu d’être apprises par cœur, ce qui change surtout la vie en début de set.
Le trackpad : deux réglages décident de tout
Le trackpad ne pose aucun problème sur les gestes courts. Il en pose un seul, mais il tombe au pire moment : le glisser long, celui qui emmène une unité du banc jusqu’à l’autre bout du plateau pendant que le compte à rebours s’épuise. Un doigt clique, et c’est ce même doigt qui doit parcourir toute la distance. Quand il arrive au bord de la surface, l’unité est lâchée là où elle n’a rien à faire.
- 1Le glisser à trois doigts, dans Réglages Système, Accessibilité, Contrôle du pointeur, Options du trackpad. Trois doigts saisissent l’unité, aucun n’a besoin de rester appuyé, et le trajet peut se faire en plusieurs fois. C’est le seul réglage qui change vraiment quelque chose une fois en partie.
- 2Le cliquage sec, qui remplace le clic physique par un simple toucher. Sans le glisser à trois doigts, il impose la manœuvre du double toucher maintenu pour déplacer une unité : elle fonctionne, elle rate une fois sur cinq, et c’est toujours quand le temps manque.
- 3La vitesse du curseur, réglée séparément pour le trackpad et pour la souris. Trop lente, traverser le plateau demande deux passages ; trop rapide, le curseur saute l’hexagone visé et l’unité atterrit à côté.
Avec ces réglages faits, le trackpad tient très bien une partie classique, où la phase de préparation laisse le temps de placer. Il montre ses limites dans les formats courts : en Hyper Roll, la préparation est deux fois plus serrée et chaque glisser raté se paie immédiatement en manche perdue.
La Magic Mouse et les souris à surface tactile
La Magic Mouse remplace la molette par une surface tactile : on fait défiler en glissant un doigt sur le dos de la souris. Le défilement y est très souple, et l’inconvénient est précis : le geste de défilement et le geste de déplacement partagent la même main sur la même coque, donc un doigt qui traîne fait défiler ce qu’on voulait seulement regarder.
- Le clic droit n’existe pas tant qu’on ne l’active pas, dans Réglages Système, Souris, Clic secondaire. Une souris sortie de sa boîte n’a qu’un seul bouton.
- Le profil très plat fait reposer la main sur la table plutôt que sur la souris. Sur une partie, on ne sent rien ; sur trois parties d’affilée, la différence avec une souris classique se lit dans le poignet.
- Sur les modèles dont le port de charge se trouve sous la coque, la souris ne s’utilise pas pendant qu’elle se recharge : à brancher entre deux sessions, jamais pendant.
- Une souris ordinaire, filaire ou sans fil, avec une vraie molette et deux boutons, reste le choix le plus simple pour jouer : rien à activer, rien à recharger, un glisser qui ne s’interrompt jamais.
Il n’y a pas de gain de performance à chercher ici, et surtout pas du côté des souris de jeu. Un capteur à très haute sensibilité et un taux de rafraîchissement élevé servent à viser dans un jeu de tir ; dans un jeu qui se joue au tour par tour, ils ne rapportent strictement rien. Le seul critère qui compte est la fatigue au bout de la troisième partie.
Le défilement, seul endroit où le sens du geste compte
macOS propose le défilement naturel, qui déplace le contenu dans le sens du doigt plutôt que la barre de défilement. Le réglage existe en double, une case pour le trackpad et une autre pour la souris, et les deux ne se suivent pas. Un joueur qui passe du portable au poste de bureau se retrouve donc avec deux sens opposés selon la machine, et perd une demi-seconde à chaque liste ouverte.
Ça n’a aucune conséquence en combat, puisqu’il n’y a rien à faire défiler pendant qu’il se résout. Ça en a une dans tous les écrans qui s’allongent : la collection, le tableau des scores en fin de partie, la liste des objets, l’historique. Le bon réflexe est de choisir un sens et de le poser à l’identique sur les deux périphériques, une fois pour toutes.
Les trois gestes d’une manche, et celui qui reste au pointeur
Une phase de préparation tient en trois familles de gestes : décider de l’or, acheter dans la boutique, placer sur le plateau. Les deux premières n’ont aucune raison de rester au pointeur, et c’est là que se gagnent les secondes.
- L’or et la boutique passent au clavier : rafraîchir et acheter de l’expérience sont des commandes, pas des positions, et une touche va toujours plus vite qu’un aller-retour du curseur. Les touches par défaut et l’éditeur de raccourcis sont décrits dans notre guide du jeu au clavier sur Mac.
- Le placement reste au pointeur, parce que c’est une question de position : viser un hexagone précis, déplacer une unité d’une case, lâcher un objet sur la bonne cible. Aucune touche ne fait ça mieux.
- Le carrousel se joue au pointeur également : on clique un point d’arrivée et le personnage s’y rend, ce qui vaut mieux que de pousser une direction. Ce que le carrousel demande vraiment tient d’ailleurs plus à la lecture des composants qu’à la vitesse de la main.
La main gauche au clavier, la main droite au pointeur : c’est exactement la gestuelle du client PC, et c’est ce qui explique qu’un même joueur soit plus régulier sur Mac que sur téléphone sans avoir progressé en jeu. Il ne fait pas de meilleurs choix, il en fait autant dans le temps imparti.
Ce que le périphérique ne rattrape pas
Deux choses ne dépendent d’aucun matériel, et il vaut mieux le savoir avant de dépenser quoi que ce soit. La première est la lecture : regarder les sept autres plateaux entre deux manches ne demande pas de précision mais un écran assez grand pour que le regard suffise. La seconde est le rythme : TFT ne récompense pas la vitesse de la main mais la qualité de la décision, et une souris à huit boutons ne décide rien à votre place.
Autrement dit, le périphérique ne fait pas monter en rang. Il enlève seulement les erreurs qui n’ont rien à voir avec le jeu : l’unité lâchée sur la mauvaise case, l’achat manqué à trois secondes de la fin, la fiche qu’on renonce à ouvrir parce que le geste est pénible. Sur une saison entière, ça se voit quand même dans la place moyenne.
Peut-on jouer correctement à TFT au trackpad ?
Oui, à condition d’activer le glisser à trois doigts dans les réglages d’accessibilité de macOS. Le trackpad gère très bien les clics courts, l’achat et la lecture ; son seul point faible est le glisser long, quand un même doigt doit rester appuyé du banc jusqu’à l’autre bout du plateau. Avec le glisser à trois doigts, le trajet peut se faire en plusieurs fois sans lâcher l’unité, et le problème disparaît. Reste un inconfort dans les formats courts, où la phase de préparation laisse moins de marge.
Comment déplacer une unité sans la lâcher en route au trackpad ?
Ouvrez Réglages Système, Accessibilité, Contrôle du pointeur, Options du trackpad, et activez le glisser à trois doigts. Trois doigts saisissent alors l’élément, aucun n’a besoin de rester enfoncé, et vous pouvez relever la main au milieu du trajet pour repartir : l’unité reste prise. C’est le réglage qui règle la quasi-totalité des unités posées sur le mauvais hexagone, et il est utile bien au-delà du jeu.
La Magic Mouse convient-elle pour jouer à TFT ?
Elle convient, avec deux réserves. Son clic droit doit être activé dans Réglages Système, Souris, puisqu’elle sort de sa boîte avec un seul bouton. Et son profil très plat fait reposer la main sur le bureau plutôt que sur la coque, ce qui se sent au poignet au bout de deux ou trois parties d’affilée. Pour une session longue, une souris ordinaire avec une molette et deux boutons est plus reposante. Aucune des deux ne joue mieux que l’autre : TFT ne demande ni précision de visée ni vitesse de clic.
Le clic droit sert-il à quelque chose dans TFT ?
Pas vraiment, et c’est logique : le jeu a été conçu pour un écran tactile, qui ne connaît que trois gestes, l’appui, l’appui long et le glisser. Le pointeur les reproduit avec le clic, le clic maintenu et le glisser. Le clic droit n’a donc pas de rôle propre en partie. Il reste utile pour tout le reste du système, ce qui vaut la peine de l’activer si vous utilisez une souris Apple.
Souris ou clavier : qu’est-ce qui fait vraiment gagner du temps ?
Les deux, sur des gestes différents. Le clavier prend les commandes, c’est-à-dire rafraîchir la boutique et acheter de l’expérience : ce sont des décisions qui n’ont pas de position à l’écran, donc une touche les exécute plus vite qu’un aller-retour du curseur. Le pointeur garde tout ce qui relève de la position : placer une unité, la déplacer d’une case, lâcher un objet sur la bonne cible. Répartir les deux est ce qui rapproche le plus le confort de jeu de celui du client PC.
Le jeu répond-il à la souris alors que macOS n’est plus pris en charge par TFT ?
Oui. Le patch 18.1, qui ouvre le Set 18 en faisant passer TFT sous Unreal Engine, a retiré la prise en charge de macOS : plus de client de bureau, ni support ni correctifs. Riot présente ce retrait comme temporaire et dit travailler à prendre en charge le système dans une future mise à jour, sans annoncer de date. Android n’est pas concerné et reste pleinement pris en charge : c’est cette version qui tourne sur un Mac Apple Silicon, et elle accepte le pointeur comme elle acceptait le doigt, un clic valant un appui. Aucun compte n’a été réinitialisé au passage.