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Stats TFT sur Mac : overlays, sites web et revue de parties

Mis à jour le · L’équipe OS FIGHT TACTICS

Une partie de Teamfight Tactics se finit vite et s’oublie encore plus vite. On termine cinquième, on relance, et la manche où tout a basculé disparaît avec le tableau des scores. C’est à ça que servent les statistiques : pas à décorer l’écran pendant la partie, mais à retrouver à froid la décision qui a coûté trois places. Sur Windows, le réflexe est d’installer une superposition. Sur un Mac, ce réflexe ne s’applique pas, et cet article explique pourquoi ce n’est pas une perte.

Trois choses différentes qu’on appelle « les stats »

Le mot recouvre trois usages qui n’ont ni le même support ni la même utilité. Les confondre est la première raison pour laquelle on finit par chercher un outil qui n’existe pas.

  • Votre profil : historique de parties, placement moyen, rang et progression de LP. Ce sont vos données, rattachées à votre compte Riot, et elles se consultent après coup.
  • La méta : ce que jouent les autres, agrégé sur un très grand nombre de parties. Compositions, objets, augments, taux de top 4. Ce sont des tendances, jamais une réponse à la partie que vous avez sous les yeux.
  • La superposition en direct : un panneau dessiné par dessus le jeu, qui affiche ces informations pendant que vous jouez. C’est la seule des trois qui dépend de la plateforme, et la seule qui n’a pas d’équivalent sur Mac.

Pourquoi un overlay Windows n’a pas d’équivalent ici

Une superposition de bureau fonctionne toujours de la même façon : un programme tourne à côté du jeu, lit la fenêtre du client PC ou les données que ce client échange, puis dessine son panneau par dessus. Tout repose sur le fait que le jeu et l’outil partagent le même système.

Sur un Mac Apple Silicon, ce n’est pas ce qui se passe. Le jeu qui tourne est le client Android officiel, exécuté dans un appareil Android que le launcher affiche dans une fenêtre macOS. Il n’y a donc pas de fenêtre de client PC à lire, et un programme macOS ne va pas se glisser à l’intérieur de l’appareil Android pour dessiner par dessus le jeu. L’absence d’overlay n’est pas un manque du produit : c’est la conséquence directe de ce qui tourne réellement.

Et c’est plutôt une bonne nouvelle. Un outil qui s’installerait dans le jeu pour lire à votre place, ou pire pour agir à votre place, tomberait du mauvais côté de la ligne tracée par Riot, celle qui sépare un périphérique d’entrée d’une automatisation. Le sujet est traité en entier dans notre article sur le risque de ban et les émulateurs.

Ce qui marche parfaitement : le navigateur à côté

Les sites de statistiques ne lisent pas votre machine, ils lisent votre compte. Riot publie des données de parties que ces services agrègent, et ils vous retrouvent par votre identifiant de joueur, jamais par la plateforme depuis laquelle vous avez joué. Une partie disputée depuis un Mac via le launcher apparaît exactement comme une partie disputée depuis un téléphone ou depuis un PC.

  • Rien à installer : un onglet dans Safari ou dans Chrome suffit, et il se comporte à l’identique sur macOS, sur Windows et sur téléphone.
  • Rien à connecter au jeu : vous saisissez votre identifiant Riot, et ces services ne demandent ni votre mot de passe ni un programme sur votre ordinateur.
  • Vos données sont complètes : historique, placements, rang. Le rang et la région appartiennent au compte et non à la machine, comme l’explique notre article sur le classement et les rangs de TFT.
  • Ce qui manque, et uniquement cela : l’affichage superposé pendant la partie. Les chiffres, eux, sont les mêmes que pour un joueur PC.

Pendant la partie ou après : un seul des deux fait progresser

Le vrai argument contre la superposition n’est pas technique, il est de méthode. Pendant une phase de préparation, l’information qui décide de votre manche est déjà à l’écran : le panneau des traits, la boutique, les points de vie de la table et les plateaux adverses que vous pouvez aller regarder. Un tableau de taux de top 4 calculé sur des milliers de parties ne dit rien de celle que vous jouez à cet instant.

Lire ailleurs coûte des secondes, et il y a deux moments où ces secondes se paient en places : le carrousel, dont l’ordre de passage et la trajectoire se préparent avant l’ouverture, et la toute fin de la phase de préparation, quand il reste un achat ou un déplacement à faire. Notre article sur le carrousel détaille pourquoi ce moment précis ne supporte aucune distraction.

La lecture d’après-partie, elle, n’a aucun de ces défauts. Rien ne presse, la partie entière est visible d’un coup, et on peut comparer une série au lieu d’une seule manche ratée. C’est le seul usage des statistiques qui déplace réellement un placement moyen.

Une routine de revue en quatre points

  1. 1Regardez une série, pas une partie. Dix parties disent quelque chose de votre jeu ; une huitième place isolée ne dit rien du tout.
  2. 2Repérez la manche où vos points de vie ont basculé. Elle se situe presque toujours en amont du moment où la partie a semblé perdue.
  3. 3Regardez ce que vous avez fait de vos composants, et pas seulement de vos unités : c’est la décision la plus souvent prise à la va-vite.
  4. 4Ne corrigez qu’une chose à la fois. Une habitude changée sur dix parties se mesure ; trois changements simultanés ne se mesurent pas.

Cette revue ne vaut que si le socle est posé. Si les paliers de traits, l’économie et la lecture de la boutique ne sont pas encore des réflexes, une remise à plat servira plus qu’un tableau : notre guide pour débuter à Teamfight Tactics couvre exactement ce socle.

Sur Mac : où mettre la fenêtre du navigateur

Un rappel de contexte avant de parler d’écran. Teamfight Tactics ne prend plus macOS en charge depuis le patch 18.1, celui qui a ouvert le Set 18 en faisant basculer le jeu sous Unreal Engine : plus de client de bureau, plus de correctifs, plus de support. Riot présente ce retrait comme temporaire et dit travailler à prendre en charge le système dans une future mise à jour, sans avoir annoncé de date, et aucun compte n’est réinitialisé au passage. Android reste pleinement pris en charge, et c’est cette version que OSFT Launcher fait tourner sur un Mac Apple Silicon. Le détail est dans notre article sur le retrait de macOS au patch 18.1.

Reste la question pratique : où poser cet onglet de statistiques. Le plein écran de macOS est le mauvais réflexe, parce qu’il isole la fenêtre du jeu dans son propre Space et cache tout le reste. La fenêtre agrandie, ou un partage deux tiers pour le jeu et un tiers pour le navigateur, laisse les deux lisibles sans changer de bureau. Notre article sur TFT à deux écrans et l’organisation des fenêtres détaille les manipulations.

Et la règle de méthode s’applique jusqu’ici : cet onglet sert entre deux parties, pas pendant. Le laisser ouvert coûte un peu de mémoire et beaucoup d’attention.

Existe-t-il un overlay de stats TFT sur Mac ?

Non, et pas par manque de volonté des développeurs d’outils. Une superposition de bureau lit la fenêtre du client PC pour dessiner par dessus, or sur un Mac Apple Silicon le jeu qui tourne est le client Android officiel, exécuté dans un appareil Android affiché par le launcher dans une fenêtre macOS. Il n’y a pas de fenêtre de client PC à lire, et un programme macOS ne peut pas se glisser à l’intérieur de cet appareil Android. La réponse pratique est un onglet de navigateur à côté du jeu.

Les sites de statistiques TFT fonctionnent-ils si je joue depuis un Mac ?

Oui, à l’identique. Ces services ne lisent pas votre machine mais les données de parties publiées par Riot, et ils vous retrouvent par votre identifiant de joueur. Une partie disputée depuis un Mac via le launcher apparaît dans votre historique exactement comme une partie disputée depuis un téléphone ou un PC, avec le même placement, le même rang et les mêmes LP.

Consulter un site de stats peut-il faire bannir mon compte ?

Consulter une page web qui agrège des données publiques n’est pas un programme qui tourne dans le jeu, et ce n’est pas ce que Riot sanctionne. Les infractions qui coûtent réellement un compte parlent de comportement : automatisation, partage d’identifiants, boosting, achat de compte. Le seul risque concret côté logiciel est d’installer un paquet modifié récupéré en dehors du Google Play officiel, ce qu’il ne faut jamais faire.

Faut-il regarder ses statistiques pendant la partie ?

Non. Pendant une phase de préparation, l’information qui décide de la manche est déjà à l’écran : panneau des traits, boutique, points de vie de la table et plateaux adverses. Un taux de top 4 calculé sur des milliers de parties ne dit rien de celle en cours, et les secondes passées ailleurs se paient au carrousel et à la toute fin de la préparation, les deux moments où il reste une décision à prendre.

Que regarder en priorité après une session ?

Quatre choses, dans cet ordre. Une série de parties plutôt qu’une seule, parce qu’une huitième place isolée ne dit rien. La manche où vos points de vie ont basculé, presque toujours en amont du moment où la partie a semblé perdue. Ce que vous avez fait de vos composants, la décision la plus souvent prise à la va-vite. Et une seule habitude à corriger à la fois, sinon le résultat n’est plus mesurable.

TFT n’est plus pris en charge sur macOS : mes parties apparaissent-elles quand même dans mon historique ?

Oui. Depuis le patch 18.1, celui qui a ouvert le Set 18 en faisant passer le jeu sous Unreal Engine, Riot a retiré la prise en charge de macOS : plus de client de bureau, plus de correctifs, plus de support. Ce retrait est présenté comme temporaire, Riot dit travailler à prendre en charge le système dans une future mise à jour sans avoir annoncé de date, et aucun compte n’est réinitialisé. Android reste pleinement pris en charge : c’est cette version qui tourne sur un Mac Apple Silicon via le launcher, et vos parties sont enregistrées sur votre compte Riot comme n’importe quelle autre.