Jouer à TFT sur Mac en déplacement : 4G et partage de connexion
Mis à jour le · L’équipe OS FIGHT TACTICS
Une partie de TFT depuis un train, un café ou une salle d’attente, le Mac relié à l’iPhone en partage de connexion : l’idée séduit, puis deux craintes arrivent. Le forfait va-t-il y passer, et la partie va-t-elle tenir ? Réponse courte : la partie elle-même consomme très peu, et c’est tout ce qui se télécharge autour d’elle qu’il faut surveiller. Une précision d’abord, parce qu’elle définit le terrain : depuis le patch 18.1, macOS n’est plus pris en charge par Teamfight Tactics. Sur Mac, le jeu tourne dans OSFT Launcher, qui exécute la version Android, celle que Riot continue de mettre à jour. Si le launcher n’est pas encore en place, notre tutoriel d’installation s’en occupe, et c’est une étape à faire à la maison, sur le Wi-Fi : l’installation télécharge le moteur et le jeu, sans commune mesure avec ce qu’une partie échange ensuite.
Une partie de TFT échange des ordres, pas de la vidéo
Il faut distinguer deux familles de jeu en mobilité, parce qu’elles n’ont rien à voir côté données. Le cloud gaming reçoit un flux vidéo permanent : chaque seconde d’affichage descend du serveur, et la facture se compte vite en gigaoctets, comme détaillé dans notre article sur le cloud gaming. Un jeu qui tourne sur votre machine, lui, n’échange que des ordres et des états de partie : ce que vous achetez, où vos unités se placent, ce que font les sept adversaires. TFT ajoute une propriété qui arrange tout : c’est un jeu au tour par tour, sans visée ni déplacement en temps réel. Le volume qui transite pendant une partie est modeste, et surtout régulier : pas de pic au moment des combats, puisque leur résultat se calcule à partir d’un état que votre Mac connaît déjà.
Mesurez votre consommation au lieu de la deviner
Plutôt que de recopier un chiffre trouvé sur un forum, mesurez la vôtre une fois : cinq minutes suffisent, et le résultat vaut pour toutes vos sessions.
- 1Ouvrez le Moniteur d’activité (dans Applications, puis Utilitaires) et son onglet Réseau : chaque application y affiche ses données reçues et envoyées.
- 2Notez les compteurs du launcher, jouez une partie complète, puis relisez-les : la différence est votre consommation réelle par partie.
- 3Sur l’iPhone, Réglages puis Données cellulaires affiche ce que le partage de connexion a servi : c’est le total vu du forfait, launcher et reste du Mac confondus.
- 4Comparez les deux : si le total du téléphone dépasse nettement la part du jeu, autre chose consomme sur le Mac, et la section suivante dit quoi.
Le vrai risque : ce qui se télécharge autour de la partie
Ce qui vide un forfait en une heure n’est presque jamais la partie : ce sont les téléchargements silencieux. TFT reçoit un patch toutes les deux semaines environ, et un changement de set pèse bien plus lourd qu’un correctif : lancé au mauvais moment, il part sur la 4G. macOS et les applications ont leurs propres mises à jour, et iCloud synchronise photos et fichiers dès qu’une connexion se présente, sans distinguer un Wi-Fi domestique d’un partage de connexion.
- Lancez le launcher sur votre Wi-Fi avant de partir : s’il y a une mise à jour du jeu, elle se fait à la maison, pas dans le train.
- Activez le mode faibles données sur le réseau de l’iPhone : Réglages Système, Wi-Fi, bouton Détails du réseau concerné. macOS y retient ses mises à jour automatiques et ses tâches d’arrière-plan.
- Suspendez les synchronisations gourmandes le temps du trajet : Photos iCloud reprendra sur le Wi-Fi du soir.
- Fermez les onglets et applications qui se rafraîchissent seuls : un site de streaming en pause reste un site de streaming.
Régler le partage de connexion pour qu’il tienne une session
Le partage de connexion de l’iPhone se présente sous trois formes, et elles ne se valent pas pour jouer.
- En Wi-Fi, c’est la voie normale : l’iPhone apparaît dans le menu Wi-Fi du Mac, sans mot de passe à taper s’ils partagent le même identifiant Apple. Laissez « Maximiser la compatibilité » désactivé : cette option bascule le partage sur une bande plus lente, utile pour de vieux appareils, pas pour vous.
- En USB, un câble entre l’iPhone et le Mac : c’est la liaison la plus stable, insensible aux interférences et à la distance, et elle recharge le téléphone au passage. La contrepartie se lit sur l’autonomie du Mac, un sujet détaillé dans notre article sur la batterie en partie.
- En Bluetooth : plus lent que les deux autres, aucun intérêt ici.
- Le Wi-Fi public du train ou du café, lui, se partage entre tous les clients, ajoute un portail de connexion et coupe sans prévenir : votre propre 4G le bat presque toujours.
Coupures : ce qui se passe quand le tunnel arrive
En 4G dans un train, la question n’est pas de savoir si la connexion coupera, mais quand : tunnels, zones blanches et changements d’antenne font partie du trajet. La bonne nouvelle, c’est que TFT encaisse la déconnexion mieux que la plupart des jeux : la partie continue sur le serveur, votre plateau se bat avec le dernier placement enregistré, et le jeu vous fait rentrer dans la partie en cours dès que la connexion revient.
- Une coupure de quelques secondes se rattrape sans dégât : vous manquez au pire un achat ou un repositionnement.
- Une coupure de plusieurs minutes se paie : votre économie et votre boutique restent figées pendant que les adversaires avancent.
- En classée, la sanction s’ajoute : une absence prolongée se solde par la place où votre plateau meurt, et les LP suivent. Gardez la classée pour les connexions stables.
- Pour un trajet haché, préférez les formats courts, Hyper Roll en tête : notre panorama des modes détaille la durée réelle de chacun.
La latence de la 4G : ce que TFT pardonne, et quand
La 4G ajoute de la latence par rapport à la fibre, et surtout une latence variable : le ping bouge d’une seconde à l’autre selon la charge de l’antenne. Pour TFT, c’est très supportable : le jeu se joue au tour par tour, et une commande qui met quelques dizaines de millisecondes de plus à partir ne change rien à un combat calculé d’avance. Les deux seuls moments où la latence se paie sont le carrousel, où deux joueurs visent la même unité, et la toute fin de préparation, quand un repositionnement part à la dernière seconde. Et si la partie devient saccadée en déplacement, ne condamnez pas le réseau trop vite : les saccades viennent plus souvent du rendu que de la connexion, et notre guide du lag sur Mac explique comment les distinguer.
La checklist avant de partir
- 1Lancez le launcher sur le Wi-Fi de la maison : la mise à jour éventuelle se fait là, pas sur le forfait.
- 2Activez le mode faibles données sur le réseau de l’iPhone dans les réglages Wi-Fi du Mac.
- 3Suspendez Photos iCloud et les synchronisations de fichiers le temps du trajet.
- 4Emportez un câble : le partage en USB est plus stable que le Wi-Fi et recharge le téléphone.
- 5Mesurez une partie au Moniteur d’activité la première fois : vous saurez ce que votre forfait encaisse vraiment.
- 6Choisissez le mode selon le trajet : partie normale ou Hyper Roll dans le train, la classée attendra une connexion stable.
Combien de données mobiles consomme une partie de TFT ?
Peu, parce que le jeu n’échange que des ordres et des états de partie, pas de vidéo. Le chiffre exact dépend du mode et de la durée : mesurez-le une fois chez vous avec l’onglet Réseau du Moniteur d’activité, en notant les compteurs du launcher avant et après une partie. Ce sont les mises à jour du jeu et les synchronisations d’arrière-plan qui pèsent lourd, pas la partie.
Peut-on encore jouer à TFT sur Mac alors que macOS n’est plus pris en charge ?
Oui. Le patch 18.1, celui qui fait passer le jeu sous Unreal Engine à l’ouverture du Set 18, retire la prise en charge de macOS : plus de support ni de correctifs pour le client Mac. Riot présente ce retrait comme temporaire et dit travailler au retour du système, sans date annoncée. La version Android reste pleinement prise en charge, et c’est elle qu’OSFT Launcher fait tourner sur les Mac Apple Silicon. Votre compte, votre rang et vos achats ne bougent pas.
Que se passe-t-il si la connexion coupe en pleine partie ?
La partie continue sur le serveur : votre plateau se bat avec le dernier placement enregistré, votre économie reste figée, et le jeu vous replace dans la partie en cours dès que la connexion revient. Quelques secondes de coupure sont indolores, plusieurs minutes coûtent cher, et en classée une absence prolongée se paie en LP. Dans un trajet haché, préférez les parties normales ou l’Hyper Roll.
Le Wi-Fi du train suffit-il pour jouer à TFT ?
Rarement. Il se partage entre tous les passagers, passe par un portail de connexion et coupe au gré du réseau. Le partage de connexion de votre propre téléphone offre presque toujours une liaison plus stable et une latence plus prévisible. Le Wi-Fi public reste utile pour les gros téléchargements tolérants aux coupures, pas pour une partie en cours.
Le partage de connexion vide-t-il la batterie de l’iPhone ?
Oui, sensiblement : le téléphone alimente en continu sa radio 4G ou 5G et son point d’accès Wi-Fi. Deux parades : brancher le téléphone, ou passer le partage en USB, qui recharge l’iPhone depuis le Mac tout en offrant la liaison la plus stable. Dans ce second cas, c’est l’autonomie du Mac qui finance l’ensemble.
La 4G fait-elle laguer TFT ?
Moins qu’on ne le croit. TFT se joue au tour par tour et tolère très bien une latence supérieure à celle de la fibre. Les seuls moments sensibles sont le carrousel et la toute fin de préparation, quand un repositionnement part à la dernière seconde. Si la partie devient saccadée en déplacement, la cause est plus souvent le rendu ou la chaleur que le réseau : fermez ce qui tourne à côté avant d’accuser la 4G.